Après des mois passifs et nébuleux, des mois qui attendent dehors pendant qu'en dedans on se réchauffe, des mois qui tentent et reculent, avancent et s'appuient le coude sur un quotidien qui compte ses heures à rebours, des mois qui finalement, se sont déguisés en quelque chose de postiche...
Parce que :
Le show du 31 décembre en répétition, à Québec...
3 h du matin... au tour des éclairages...
Le lancement de Tout m'accuse...
Et des vacances. Enfin.
Kristian Frédric écrit dans À feu et à sang que "Dans un tel chaos, il ne peut y avoir que déstabilisation identitaire..." Il m'est impossible de décrire cette période, et je sais que les images ne sont pas révélatrices des événements, mais de novembre à mars, il s'est produit quelque chose de tellement flagrant que c'est devenu inexplicable. Entre nous, je veux dire avec l'équipe de production du spectacle, nous sommes encore capable de mettre des mots. En dehors de ce microcosme, c'est impossible. Les mots "fébrilité", "froid", "temps", "excitation", "peur", "fatigue", "exaltation", "déstabilisation" ne sont que des lettres alignées sans importance.
C'est comme un voyage. Comment expliquer ce qui s'est passé dans l'estomac devant le Mékong ?
J'ai donc envie de recommencer mes notes d'humeur et je les publierai sur ce blog. Combien de temps, je l'ignore, vous le savez. Mais l'été commence, avec ses histoires, et les moments que j'installe ici font que le temps s'arrête. Il existe alors ce pendule au-dessus de ma tête qui me fait réaliser qu'en fait, le temps n'est que perspective.
Parce qu'on le sait, le blog, c'est ce monologue prononcé à voix haute en espérant que le voisin entende.
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Les nouvelles :
Un show dans une semaine.
Un autre en juillet. J'ai l'honneur d'assister le comédien et metteur en scène Stéphane Crête sur une production de Juste pour Rire.
Tout m'accuse : nous avons réimprimé en mars. Une grande joie. En plus des merveilleuses critiques.
Automne 2008 : un livre écrit avec et sur Denis Bouchard sortira aux Intouchables.
Et en chantier : deux romans. Un pour la jeunesse. L'autre dans la lignée, cette fois-ci sur le suicide.
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Alors, vous êtes encore là ? Au fait, ça existe encore les blogs ou c'est une conspiration ?